J’ai terminé il y a peu le livre de Nicolas Bordas “l’idée qui tue”, le livre de chevet de tous ceux qui ont des idées et veulent les propager ! J’ai été captivé par ce livre, rédigé un peu à la manière de ces best-sellers américains… Il ne s’agit pas d’un roman, c’est plutôt un essai accessible, détaillé, rythmé qui sait très bien se concentrer sur son sujet : les idées qui naissent, se développent et durent, que ce soit dans la publicité, le business, la politique, la culture ou la religion…

Comment marchent les idées qui marchent ? Pourquoi certaines grandes idées tombent-elles dans l’oubli ? Comment s’assurer que son idée a toutes les chances de connaître le succès ? L’ouvrage est alimenté par de très nombreux exemples, bien choisis et les explications sont toujours claires et pertinentes, ce qui fait un peu le style de Nicolas Bordas.

Mais qui est Nicolas Bordas ?

Diplômé de l’ESSEC en 1982, il débute chez Dupuy Saatchi. Après un passage chez CLM-BBDO, il rejoint en 1994 Jean-Marie Dru au sein du groupe groupe BDDP (aujourd’hui TBWA\). Il y fonde l’agence BDDP & Fils en 1998. Il est aujourd’hui membre du comité exécutif mondial de TBWA\Worldwide et président du groupe TBWA\France, (3ème groupe de communication en France : 17 agences et plus de 1800 personnes). Il enseigne à Sciences Po, est président de l’AACC et a dirigé le Comité Exécutif du Codice (Conseil pour la diffusion de la culture économique) de 2008 à 2010…
Vous comprenez que cet homme là n’est pas n’importe qui en matière d’idées et que, d’une certaine manière, il est incontournable dans le paysage de la communication en France. C’est un hyper-actif, qui cottoie les plus grands créatifs, mais aussi les plus belles marques, il participe à de nombreux débats et j’ai entendu dire que c’est un excellent conférencier. Bref, trouver des idées, les présenter, les développer, c’est son job.

Passionné d’idées ? Démonstration par la preuve

Mais ce n’est pas tout. Ce qui, à mon avis, caractérise assez bien Nicolas Bordas depuis un peu plus d’un an, c’est son investissement personnel sur les réseaux sociaux. A commencer par son blog nicolasbordas.fr qui connait une forte notoriété grâce à la qualité de son contenu, entièrement consacré à la recherche d’idées, mais aussi particulièrement bien animé par ce communiquant de haut niveau… Un blog comme une prolongation naturelle du positionnement de l’entreprise : car vouloir “chercher des idées capables de tuer des conventions” c’est bien, mais en plus, en exposer un certain nombre sur un blog c’est beaucoup mieux ! Classé 3e blog français par Wikio dans la catégorie Top Blogs – Multithématique en Novembre 2010.

La notoriété : une force pour porter des idées

Nicolas Bordas occupe le terrain sur internet via son blog, grâce à son fil twitter, mais aussi à travers un certain nombre de vidéos et interviews auxquelles il accepte de répondre, toujours avec ce style accessible, clair, efficace. De mon point de vue, son expérience de blogueur est en train de le propulser vers une notoriété bien plus importante encore que celle de patron de groupe publicitaire, chef d’entreprise et plusieurs fois président : une notoriété “d’expert de la télé” comme dirait la ménagère de moins de 50 ans, de ceux que l’on appelle pour décortiquer les courants socio-culturels et leurs grands mystères, que sont les réseaux sociaux, le piratage ou la révolution digitale ou bien pour débattre du rôle de Facebook dans une campagne qu’elle soit présidentielle ou autre…
Nicolas Bordas pourrait bien devenir une personnalité cathodique un peu comme l’a été Jacques Séguéla au début des années 90, avant qu’il devienne un “people” et se perde sur le petit écran en interventions pseudo-philosophiques, parfois un peu dépassées… Nicolas Bordas est à fond dans l’ère du temps, il connaît les rouages des nouvelles techniques de marketing (il participe à en inventer), il pratique les réseaux sociaux comme le fait la génération Y et il cultive avec succès sa présence sur le net. Je crois que cela est très particulier car finalement ils ne sont pas encore si nombreux les fameux experts et encore moins nombreux les présidents d’entreprise qui comprennent et “pratiquent” leur époque… Et cela est vrai aussi pour toutes ces agences de communication traditionnelles, y compris les plus grandes, qui bien que reconnaissant l’existence d’un tsunami digital, ont encore beaucoup de mal à s’y mettre…
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En cette fin 2010, le groupe TBWA monde est en train de refondre son site internet et (bel exemple de cohérence) ils en profitent pour créer Projeqt, une plateforme d’échange… d’idées. Vous pouvez y racontez votre histoire, de ces bonnes histoires qui nous scotchent à un écran… Car Projeqt fourni les outils pour partager les histoires, les projets, les idées avec le monde…

Mais revenons à “l’idée qui tue”… Car finalement cette connaissance très fine des nouvelles technologies est primordiale pour analyser l’émergence ou l’intérêt d’une idée en 2010. Voilà ce qu’apporte de plus ce livre : une dimension actuelle, qui a l’intérêt de renouveler le genre. L’avènement des réseaux sociaux est pris en compte, et des propositions sont faites pour l’avenir de la création et des médias, comme par exemple la nécessité accrue “d’être triplement créatif”, c’est-à dire être créatif sur l’idée qui est la responsabilité du planning stratégique être créatif sur l’expression de l’idée qui est la responsabilité des créatifs et aussi être créatif sur Le Media qui devient la responsabilité “d’Audience Planners” ou de “Connexion Planners“…
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Vous trouverez “l’idée qui tue” chez les bons libraires, comme dirait l’autre, ici et aussi.

Bonne lecture…



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